La Petite Graine Verte

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{Réflexions} Peut-on encore se définir par son travail?

Autrefois, le nom de famille était garant du statut social. Puis l’instruction s’est démocratisée, les études sont devenues relativement accessibles. Nous sommes de plus en plus nombreux à être bardés de diplômes, à accéder à des emplois considérés par la société comme prestigieux. Ainsi, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, une des premières questions posées est « Tu fais quoi dans la vie? » On attend alors de l’autre qu’il nous parle de son job, puis de son entreprise, pour ensuite étaler ses compétences et responsabilités. Un moyen de jauger nos éventuels points communs et, soyons honnêtes, la santé financière de notre interlocuteur. 

 

Plus qu’un travail, une identité sociale

Toute personne ayant connu une période de chômage le dira: sans boulot, on a l’impression de ne pas exister socialement. Comme si le fait de ne pas travailler faisait de vous une personne transparente, sans projets ni ambitions, que l’on ne peut ranger dans aucune case et qui doit franchement s’ennuyer à passer ses journées chez elle. 

Pourtant, à l’heure où de plus en plus de salariés sont insatisfaits de leur job, je trouve qu’il serait temps de trouver d’autres moyens de se définir: plus personnels, plus riches de sens et qui donnent bien plus d’informations sur qui nous sommes réellement au fond de nous.

Comme un pion dans un système qui ne tourne pas rond

Nous sommes chaque jour de plus en plus nombreux à déplorer le fait que la plupart des emplois soient destinés à entretenir un système capitaliste, qui est en voie d’atteindre ses limites- socialement et environnementalement. Entre prise de conscience et réflexions sur l’avenir, la plupart des boulots sont devenus vides de sens et ne permettent même plus à ceux qui les exerce de s’épanouir. Il est devenu évident que nous ne sommes plus mariés à une entreprise et nous sommes de moins en moins nombreux à vouloir « faire carrière », préférant même mettre notre vie professionnelle en pause pour élever nos enfants. 

Oser dévoiler ce qui nous fait vraiment vibrer

Alors plutôt que de rester accroché à son poste, il serait intéressant de parler de ses passions, de la façon dont on aime occuper notre temps libre, bref ce qui nous fait réellement vibrer. Certes, c’est un moyen plus authentique de se livrer, mais aussi plus intime, que nous ne sommes pas tous prêts à dévoiler. Car si le travail est bien souvent une étiquette conventionnelle, les passions, elles, viennent du plus profond de l’individu et sont exclues des normes sociales (bien que l’accès à certains loisirs soit tout de même paramétré par le statut social).

Peut-être qu’en faisant cela, on prendrait davantage conscience de l’urgence d’occuper une plus grande partie de son temps à des activités plus épanouissantes (même si certains se plaisent tout à fait dans leur job) et de placer le travail au second plan. Cela permettrait soit d’y passer moins de temps, soit, pourquoi pas, d’oser vivre de sa passion au-delà des normes sociales. Seriez-vous prêts à vous lancer?