La Petite Graine Verte

Zéro Déchet, Bien-être, Développement Personnel
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Accepter ce qui est: quand l’univers nous teste

De mes cours de philo au lycée, j’ai gardé le souvenir du Manuel d’Épictète. Un ouvrage qui présente les principes de vie du stoïcisme. Je dois reconnaître qu’à l’époque, cela m’avait bien fait sourire. J’avais réduit cette doctrine à l’idée que quoi qu’il lui arrive, l’Homme ne devait exprimer aucune réaction, ni émotion et tout accepter. Etant moi-même dans une période de troubles personnels, je ne pouvais me résoudre à simplement accepter de telles injustices. 

Mon expérience avec la philosophie n’ayant duré qu’un an, j’ai laissé tous ces concepts de côté pour sauter à pieds joints dans la vie. En profiter, me réaliser, enfin c’est ce que je croyais.

 

Quand la vie nous indique qu’on est sur le mauvais chemin

15 ans ont passé tant bien que mal. Des joies, des peines, des grandes joies et de très grandes peines, des rebondissements. Et un constat: quoi que je fasse, je ne me sentais jamais heureuse. J’avais bien compris que j’étais responsable de mon propre bonheur, mais quand-même, c’était toujours un peu de la faute des autres, de mon enfance, de mon caractère contre lequel je ne pouvais rien. Bref, que des causes extérieures qui m’empêchaient soi-disant de me réaliser. 

Puis les (merveilleuses) circonstances de la vie sont venues chambouler mon petit monde. Pour retomber sur mes pieds et m’en sortir, j’ai dû passer par l’introspection. Faire le deuil de ce schéma que je reproduisais sans cesse. De l’idée que je n’accéderais jamais au bonheur, j’en suis arrivée à entrevoir les possibilités de mener la vie dont je rêvais. Le chemin est en cours, mais je suis maintenant sur la bonne voie. 

L’acceptation, le premier pas vers le mieux-être

Pour y arriver, je me suis d’abord entraînée à lâcher-prise. J’ai reconnu qu’il y avait des événements sur lesquels je n’avais pas de contrôle et que chercher à les maîtriser à tout prix conduisait à la souffrance. Tiens, tiens, la pensée stoïcienne se serait-elle rappelée à moi?

Pour me soutenir dans cette démarche, j’intègre cette magnifique citation de Bouddha à mes séances de yoga quotidiennes: « Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera ». 

Ce ne sont pas les mots qui comptent, ce sont les actes

Que de belles paroles, empruntes de sagesse! Mais comme on dit, ce ne sont pas les mots qui comptent, ce sont les actes. L’Univers s’est donc empressé de me tester…

Dans la continuité de ce parcours que j’ai décidé de lancer ce blog. Voilà donc que je commence à publier. des articles. J’y prends plaisir mais je sens qu’il me manque des connaissances techniques. Et hop, une formation en SEO gratuite qui me tombe presque du ciel! Autant vous dire que j’étais ultra-motivée. J’ai dévoré la formation en une journée. Le lendemain, j’ai passé des heures à modifier mon site, en y intégrant les astuces apprises la veille.Pour me libérer du temps, j’ai demandé à mon aînée de s’occuper seule pendant la sieste de sa sœur. Je n’aime pas trop faire ça, d’autant plus que, généralement, ce « délaissement » génère des crises en fin de journée, mais là c’était prioritaire.

Le soir venu,  je suis plus qu’impatiente de replonger sur mon ordinateur. Je branche le chargeur et là, le drame: un éclair et… plus rien! Comment ça?? Je tente de rallumer l’ordinateur et rien ne se passe, le chargeur a subit un court-circuit. Mais non, ce n’est pas possible! Pas maintenant! Je précise que cet événement aurait pu être anecdotique, sauf que mon PC ne fonctionne plus que sur secteur, la faute à une batterie défaillante que je n’ai jamais changé (oui, je l’ai un petit peu cherché…). 

J’ai encaissé tellement de choses ces derniers temps que c’en est trop: des larmes, mélange de colère, d’impuissance et de tristesse me montent aux yeux. Je passe 10 minutes dans cette situation de désespoir et puis je me ravise. Je prends une grande respiration et j’analyse la situation. 

Accueillir et saisir les opportunités

Voyons voir: cette panne modifie mes plans pour la soirée. J’ai laissé une page de mon site dans un état que j’estime non présentable, qui n’était censé durer que quelques heures. Bon, je réfléchis. Ce n’est pas si grave. Est-ce que ma vie en dépend? Non. Est-ce que je peux y faire quelque chose? Dans l’immédiat, non. Acheter à la hâte un autre chargeur en ligne? La situation de mon compte en banque ne me le permets pas. 

Panique, montée d’angoisse, exercice de respiration. 

Finalement, je me rends compte que je suis fatiguée et que passer la soirée devant un écran n’était sûrement pas la meilleure des idées. Je relativise et me rends à l’évidence: je ne trouverai pas de solution ce soir. J’ai alors deux options: broyer du noir et en vouloir à la Terre entière, ou bien laisser cet événement de côté et me concentrer sur une autre façon de profiter de ma soirée. J’ai choisi la seconde option qui me paraissait bien plus sympa que la première. 

Je me suis finalement installée dans mon lit, à l’écoute d’une magnifique séance d’hypnose (merci le smartphone, qui me permet de rester « connectée » en toute circonstance) et j’ai plongé dans un sommeil paisible. 

Le lendemain matin, j’ai pris conscience du caractère anecdotique de l’événement, qui était loin d’être insurmontable. Je me suis mise en quête d’une solution. J’ai d’abord testé tous les chargeurs de la maison: aucun n’était compatible. Je me suis alors renseignée sur le prix des chargeurs, puis j’ai de nouveau laissé tout ça de côté pour la journée. 

Quand la vie vous refuse quelque chose, c’est parce qu’elle vous prépare quelque chose d’encore mieux 

Croyez-le ou non, mais j’ai passé une de mes meilleures journées depuis des semaines, sans écran! J’ai dédié mon temps à mes filles, en pleine présence. Nous sommes allées pique niquer à l’étang, où l’on s’est baignée, on a fait du vélo, donné de la salade aux canards. En rentrant, j’ai passé du temps seule avec mon aînée. Nous avons ensuite profité de la piscine pour terminer sur une balade en forêt. Je n’ai pas du tout pensé à cette histoire d’ordinateur. Pour une fois, je n’étais pas tiraillée entre l’envie de profiter de mes filles et le besoin de développer mon business. C’était merveilleux!

Bien entendu, je restais lucide sur l’importance de trouver une solution rapidement. Pour autant, je ne pouvais rien faire de plus dans l’immédiat donc à quoi bon lutter? J’avais rendu mes filles heureuses et j’étais moi-même satisfaite de ces superbes moments de complicité à 3. 

J’étais donc plutôt fière de mon lâcher-prise, qui s’est opéré assez intuitivement. Cependant, une question restait en suspend: quel message l’univers voulait-il me faire passer? Quel nouveau challenge devais-je accomplir? Un événement aussi minime peut-il être l’occasion de briser de nouvelles barrières? Voyons voir, : qu’est-ce que je n’ose pas faire en temps normal? Ah oui, demander de l’aide. Tiens, quelle coïncidence! Et oui, j’aide volontiers les autres et j’accepte l’aide quand on me la propose mais j’ai du mal à en demander, encore plus lorsqu’il s’agit d’une aide financière. La seule vers qui j’ose me réfugier est ma maman, qui a déjà fait beaucoup pour moi ces derniers temps, je ne voulais pas encore la solliciter. 

Chaque événement, plaisant ou déplaisant est une occasion d’avancer sur le chemin du développement de soi

Il se trouve que le lendemain, je voyais mon père. J’ai donc pris mon courage à deux mains pour lui demander de m’aider. Et devinez quoi? Non seulement, il m’a donné de l’argent pour acheter un nouveau chargeur mais en plus, il m’a prêté son ordinateur! Oui, son PC tout neuf, fièrement acquis en soldes mais qu’il n’utilise pas car il ne sait pas s’en servir (la magie du monde moderne!). Et, cerise sur le gâteau, il était vraiment content de pouvoir m’apporter son aide de façon concrète. En effet, il est du genre à acheter plein de babioles pour mes filles, ce qui me fait bouillonner car c’est un attitude à l’opposé de mes convictions. J’ai alors réalisé que je lui exprimais rarement mes réels besoins, le privant ainsi d’occasions de me soutenir comme je le souhaiterais. 

Me voilà donc devant un ordinateur rapide et ergonomique, enrichie du renforcement de liens familiaux et fière de m’être dépassée. Je peux alors enfin retranscrire cet article commencé sur papier, écrit en un temps record, sans aucune distraction (ni réseaux sociaux, ni mail, ni navigation inutile sur Internet).

C’est sûr, je continuerai à alimenter ce blog, pour autant je m’efforcerai dorénavant de garder le sens des priorités et ne plus jamais faire passer un ordinateur avant mes filles. Je sens déjà que l’Univers viendra me tester sur ce point prochainement…